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mardi 21 janvier 2020

2020, une année de projets...

      2020 commence et avec elle tout plein de futurs projets à réaliser: publications, expositions, salons du livre et séances de dédicace en librairie pour vous rencontrer j'espère.

     Aujourd'hui, présentation de mon nouveau livre intitulé De mes cendres vertes. C'est un voyage poétique en souvenirs, en méditerranée, en couleurs, en parfums, en nature crissante. Je vous en proposerai quelques extraits dans mes futurs articles.
 
A très bientôt...

                        ©Tous droits réservés.

lundi 6 janvier 2020

Galerie commerciale ou musée?





  Je souhaitais dire quelques mots d'une expérience de visite au musée du Louvre pour aller voir l'exposition consacrée à Pierre Soulages.

     Tout d'abord,  parlons du lieu d'exposition: Le Louvre. Je comprends que l'on ait voulu rendre hommage au très grand peintre français vivant qu'est Pierre Soulages, mais encore eût-il fallu que l'exposition ressemble à un vrai hommage. Etre exposé au musée du Louvre, est-il a lui seul un hommage? J'explique mon ressenti...

     Pour que le chemin soit moins long pour accéder à la pyramide,  nous sommes passés par le 99 rue de Rivoli, c'est-à-dire, pour ceux qui ne connaissent pas le lieu, une des entrées et surtout "la" sortie du musée du Louvre. Après l'art, tout le monde est invité à sortir sa carte bleue et à choisir parmi des téléphones, des montres, des parfums, des savons, des gâteaux, des posters, des cartes, des stylos, des livres (un objet culturel d'accord) de Léonard de Vinci...j'en passe...Vous êtes donc invités à acheter. 

     Nous sommes   passés par cette entrée et là, les décorations des grandes galeries commerçantes n'ont qu'à bien se tenir; des sapins et des étoiles qui clignotent dans tous les sens, des gens qui vous bousculent, qui sont pressés...Il ne manquait plus que des caddies.

       Arrivés sous la pyramide, spectacle de hall de gare, d'aéroport. Des gens épuisés assis sur des bancs, plus de place pour s'assoir, des bouteilles d'eau par terre. Il manquait le panneau d'affichage des horaires de départ et c'était bon pour le voyage.

         Passés par le sésame des guichets en haut des escalators, nous ne trouvons aucune information concernant l'exposition que nous venons visiter. Je demande à la dame du guichet (qui paraît très fatiguée) où se trouve l'exposition de Pierre Soulages. Elle me dit que c'est au fond, m'indique un ascenseur. Nous prenons celui-ci et nous arrivons dans une très grande salle, bondée de touristes, surchauffée, avec d'immenses tableaux du 18ème représentant des corps nus, des batailles,  des paysages verts...mais pas de noir... Perdus, nous nous dirigeons vers deux caisses enregistreuses (je sais, c'est étonnant). Il y a une file de gens qui souhaitent payer (on paie beaucoup dans les musées...). Je demande à l'hôtesse de caisse si elle sait où se trouve l'exposition que nous cherchons désespérément. Elle nous indique le chemin, au fond, après la grande statue... Le problème, c'est que c'est très au fond...Puis, des escaliers pour redescendre, puis des escaliers pour remonter et remonter encore... et à droite. Ouf! Epuisés nous nous asseyons sur le seul banc qui est libre  et nous regardons passer les gens. Et les gens passent, et les gens passent...

      Assise, j'ai le bonheur de découvrir une petite affiche qui indique l'entrée de l'exposition de Pierre Soulages.  Nous étions le 2 janvier et je me suis dit que l'année allait être comme les précédentes, compliquée mais pleine d'espoir...

      Nous pénétrons enfin dans le salon carré, presque intimidés par ce qui était si bien caché depuis le début de notre entrée dans le musée. Les visiteurs sont moins nombreux. La salle montre des dessins et tableaux de différentes époques au brou de noix, à la peinture à l'huile, à l'acrylique ... Nous découvrons la lumière sur le noir des tableaux éclairés par de petits spots. Là encore, une lumière plus  naturelle aurait été si belle.
    L'exposition est assez petite, très peu d'explications. Nous nous asseyons à nouveau et je photographie après avoir découvert certains tableaux datant de fin 2019.

      Nous repartons ensuite en rencontrant les mêmes difficultés que pour l'aller:

le labyrinthe, 
les escaliers, 
les ascenseurs, 
la foule, 
les sapins qui clignotent, 
les boutiques du Carroussel...

   

mercredi 1 janvier 2020

Bonne année, sous le soleil mat...




   Pour débuter l'année 2020, nous souhaitions remercier Eric et moi-même les nombreuses personnes qui se sont intéressées en cette fin d'année 2019 à Soleil Mat.

     Plus qu'un livre de jeunesse, j'ai voulu que ce soit un livre - poème un peu inclassable, un album qui interroge les enfants tout autant que les adultes.  

     En abordant diverses thématiques telles que l'exil, la migration, la solitude, l'abandon, la peur, l'adoption mais aussi la forêt tropicale, la mer, les animaux, le livre mène les lecteurs dans des chemins mystérieux.
     Soleil Mat est une sorte de poupée russe, poupée gigogne. Derrière chaque paysage se cache un nouveau lieu, derrière chaque expérience une nouvelle émotion de l'héroïne féline.

     Merci à ceux qui l'ont lu, l'offre ou se l'offre et nous donne leurs impressions. Merci aux lecteurs-découvreurs.
     
     Nous vous souhaitons à tous une très belle année 2020 et à bientôt pour  d'autres rencontres!








jeudi 12 décembre 2019

D'images et de mots

     

                                                                 ©Tous droits réservés.


     Quand on écrit un album, il y a le récit, les mots, mais aussi les dessins, les collages, les photos,  l'univers graphique. Les images et les phrases se répondent tout au long de l'histoire racontée. Pour Soleil Mat, mots et images sont venus ensemble.

     Je voulais évoquer l'histoire d'un personnage qui souhaite partir de son pays de naissance.  L'héroïne nous donne des pistes pour comprendre les raisons de son départ. Mais celles-ci sont-elles vraiment les bonnes?
     Après, se pose la question pour elle du pays où elle veut aller (là, c'est plus compliqué) et du comment effectuer le chemin. Notre histoire est une histoire de déplacement, de voyage vers l'inconnu.

     Pour les dessins, je souhaitais créer une atmosphère colorée, des tons et des tracés qui font penser à une nature luxuriante et tourmentée . J'ai choisi l'encre sur papier qui laisse la possibilité d'un non-maitrisé. Le dessin à l'encre s' échappe parfois comme l'héroïne du livre qui fuit et se laisse emporter tout au long du récit.
     J'ai suivi l'histoire de celle-ci en même temps que pas à pas je l'ai inventé par les mots et l'ai dessiné avec Eric Opigez.

mardi 26 novembre 2019

Soleil Mat , présentation d'un album de jeunesse.


      Les albums lus lorsque j'étais enfant m'ont conduit adulte à aimer la littérature et l'écrit. Je peux dire qu'ils m'ont émerveillée en habitant mon imaginaire. J'ai aimé l'héroïne "Martine", son petit chat, sa tortue, ses petites culottes à froufrous, les albums du Père Castor, mais aussi "La petite fille aux allumettes", "Blanche-neige", "Les trois petits cochons"... Je les lisais au début avec ma mère puis seule...Quel bonheur d'être seule, sans être vraiment seule, puisque les histoires étaient là.

     Soleil Mat est un album dont j'ai écrit l'histoire et créé les illustrations en collaboration avec Eric Opigez. Il va paraître bientôt, c'est pour ça que je vous en parle aujourd'hui.

      L'histoire débute près de la forêt amazonienne, dans un petit village tout triste, emporté par de violentes tempêtes. l'héroïne ne rêve que d'une chose, fuir ce ciel ténébreux, partir loin, voir ce qui se passe ailleurs, sur une autre terre. Son périple est long, tout plein d'imprévus, de peurs aussi, mais la fin est plutôt pas mal...

     Pour vous donner envie de le découvrir, deux planches d'illustrations qui montrent le (s) décor(s) de l'histoire ...


De la forêt amazonienne...


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A l'océan...

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A bientôt pour la suite ...


 




vendredi 4 octobre 2019

Bougainvilliers

Bougainvilliers (acrylique sur toile de lin - 73x60 cm)

     Je me souviens que le bougainvilliers tombait en cascade sur les murs du patio de ma grand-mère. Sa couleur se mêlait à celle des étoiles blanches du jasmin.  Les fleurs embaumaient l'intérieur de la maison.

      Comment représenter ce souvenir coloré et parfumé? J'aurais pu choisir de représenter les coroles rose fushia, mais ce qui me revenait surtout c'était la couleur, "les couleurs" devrais-je dire, et le mur, presque invisible,  entièrement recouvert de fleurs. L'émotion, c'était bien la couleur et les parfums.

     Dans ce tableau abstrait, le rose plus ou moins saturé se mêle aux touches de bleu du ciel et du jaune de la façade. Les chemins de noir sont le souvenir de ce qui n'est plus et qui revit grâce au pinceau.

     L'odeur était sucrée, entêtante, surtout le soir, dans l'atmosphère tiède de la nuit. Peut-être que les parfums peuvent aussi se peindre...






dimanche 29 septembre 2019

Pluie





     Sur cette photo, les gouttes de pluie glissant sur les carreaux me font penser à l'automne. J'adore ces petits ruissellements délicats....petits chemins sur la vitre qui m'évoquent la fraîcheur, l'herbe mouillée, les feuilles rousses, les larmes aussi.

      La nuit est tombée peu à peu sur Paris.

     J'entends un saxophone qui joue du jazz en bas, dans le salon. 

     La pluie, le jazz, la nuit font à eux trois un bel ensemble.


Crédit Photographique: E. Opigez

samedi 28 septembre 2019

Berthe Morisot au Musée d'Orsay

Berthe Morisot, Autoportrait, 1885, huile sur toile, 61x50cm


     Il y a de cela vingt cinq ans, la mère d'une amie m'avait offert une biographie de Berthe Morisot écrite par Dominique Bona. Je découvrais la femme avant de découvrir ses tableaux. La biographie est bien écrite. Berthe Morisot était presque un personnage de roman.
     Ce qui m'intéressa chez elle, c'était sa volonté de créer malgré la nécessité de devoir cacher un temps ce qu'elle faisait. 
     Elle devint une figure importante du mouvement impressionniste tout en restant par la suite dans l'ombre des Monet, Renoir, Pissaro... Ah, la, la, être une femme et créer quelle drôle d'idée...

      La rétrospective qui s'est tenue au Musée d'Orsay à Paris, je voulais la voir. Je voulais observer de près les tableaux, les coups de pinceaux, les couleurs. Quel dommage pourtant qu'il y ait tant de monde devant les oeuvres. Beaucoup de visiteurs prenaient en photo chacune d'entre-elle, laissant à l'objectif voir ce que leur oeil n'avait pas le temps de découvrir. 
     Je suis grande, heureusement... j'ai pu voir certains morceaux de tableaux entre crânes dégarnis, téléphones portables et chapeaux... Mais je reste déçue par une telle affluence (les impressionnistes sont très prisés même un samedi matin...).
     Dans la dernière salle, Berthe Morisot nous regardait, très belle, la posture fière. Elle était en train de travailler, tenant palette et pinceau. Cette salle était presque vide. Les visiteurs sortaient rapidement pour s'engouffrer vers les stands de cartes postales, magnets et objets en tout genre installés à la sortie de celle-ci.

     J'irai revoir les tableaux de Berthe Morisot au Musée Marmottan Monet un autre jour. il n'y a pas toutes les toiles exposées par le Musée d'Orsay certes, mais je pourrai m'approcher des coups de pinceaux et des couleurs plus librement. Et puis, j'irai saluer le bel autoportrait.



jeudi 26 septembre 2019

Guardamar...souvenir de ce qui n'est plus.

                                  
Guardamar 1 (  Acrylique sur toile de lin - 92x73 cm) 


Guardamar del Segura, celui que je connaissais n'est plus...

Dans les années 70, enfant, j' allais dans le petit bois de pinèdes qui bordait la plage de Guardamar del Segura avec mes parents, mes arrières oncles, mes arrières tantes, mes cousins, cousines pour déguster une paëlla les dimanches du mois d'août. C'était la liberté, le citron qui giclait sur les gambas et les visages. En dessert, une pêche délicieuse nous rafraîchissait.
J'entends encore les cigales, le bruit des vagues. Je sens les pins, le sable brûlant les pieds. Je vois le ciel turquoise et l'ombre merveilleuse des pins.

...Aujourd'hui, des immeubles gigantesques ont remplacé les arbres qui empêchaient la mer d'avancer sur les terres. Il  reste des arbres certes, mais si peu par rapport à avant. Peut-être n'est-ce qu'un ressenti, peut-être pas...

Guardamar celui "qui garde la mer"...



jeudi 7 juin 2018

Exposer l'art dans les salons.


     Lorsque l'on souhaite exposer aujourd'hui de l'art (peinture, sculpture, installation...) il est difficile de ne pas penser aux salons qui fleurissent dans toute la France, en Europe et ailleurs. l'artiste y expose moyennant finance (à des prix parfois très élevés, à savoir, 1000, 2000 euros et parfois bien plus selon la taille du stand). Difficile donc d'y aller sans hésiter...
    Certains de ces salons vont être sélectifs, d'autres beaucoup moins, avec en tête surtout la vente des emplacements. Il est de la sorte très compliqué pour l'artiste novice ou peu intéressé par toutes ces considérations financières de choisir un salon plutôt qu'un autre. Parfois, il ne choisit plus, il pense à d'autres lieux, des lieux où l'échange désintéressé est plus possible, ou l'achat d'une oeuvre se fera parce qu'elle vient après une rencontre, un début de lien et non pas parce que la couleur bleu ou le collage c'est "trop joli"! "trop tendance"...

J'aime l'art qui construit du lien, des pensées, des émotions (toutes et pas seulement les "toutes mignonnes" qui sont en fait des non-pensées, des émotions contraintes, maîtrisées).
J'aime l'art qui n'est pas "que" technique, j'aime l'art qui est coeur, entrailles, cerveau...me risquerai-je à dire "viscères"...
J'aime l'art qui bouscule, qui dérange, qui surprend, qui donne à réfléchir.







2020, une année de projets...

      2020 commence et avec elle tout plein de futurs projets à réaliser: publications, expositions, salons du livre et séances de dédica...