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lundi 6 janvier 2020

Galerie commerciale ou musée?





  Je souhaitais dire quelques mots d'une expérience de visite au musée du Louvre pour aller voir l'exposition consacrée à Pierre Soulages.

     Tout d'abord,  parlons du lieu d'exposition: Le Louvre. Je comprends que l'on ait voulu rendre hommage au très grand peintre français vivant qu'est Pierre Soulages, mais encore eût-il fallu que l'exposition ressemble à un vrai hommage. Etre exposé au musée du Louvre, est-il a lui seul un hommage? J'explique mon ressenti...

     Pour que le chemin soit moins long pour accéder à la pyramide,  nous sommes passés par le 99 rue de Rivoli, c'est-à-dire, pour ceux qui ne connaissent pas le lieu, une des entrées et surtout "la" sortie du musée du Louvre. Après l'art, tout le monde est invité à sortir sa carte bleue et à choisir parmi des téléphones, des montres, des parfums, des savons, des gâteaux, des posters, des cartes, des stylos, des livres (un objet culturel d'accord) de Léonard de Vinci...j'en passe...Vous êtes donc invités à acheter. 

     Nous sommes   passés par cette entrée et là, les décorations des grandes galeries commerçantes n'ont qu'à bien se tenir; des sapins et des étoiles qui clignotent dans tous les sens, des gens qui vous bousculent, qui sont pressés...Il ne manquait plus que des caddies.

       Arrivés sous la pyramide, spectacle de hall de gare, d'aéroport. Des gens épuisés assis sur des bancs, plus de place pour s'assoir, des bouteilles d'eau par terre. Il manquait le panneau d'affichage des horaires de départ et c'était bon pour le voyage.

         Passés par le sésame des guichets en haut des escalators, nous ne trouvons aucune information concernant l'exposition que nous venons visiter. Je demande à la dame du guichet (qui paraît très fatiguée) où se trouve l'exposition de Pierre Soulages. Elle me dit que c'est au fond, m'indique un ascenseur. Nous prenons celui-ci et nous arrivons dans une très grande salle, bondée de touristes, surchauffée, avec d'immenses tableaux du 18ème représentant des corps nus, des batailles,  des paysages verts...mais pas de noir... Perdus, nous nous dirigeons vers deux caisses enregistreuses (je sais, c'est étonnant). Il y a une file de gens qui souhaitent payer (on paie beaucoup dans les musées...). Je demande à l'hôtesse de caisse si elle sait où se trouve l'exposition que nous cherchons désespérément. Elle nous indique le chemin, au fond, après la grande statue... Le problème, c'est que c'est très au fond...Puis, des escaliers pour redescendre, puis des escaliers pour remonter et remonter encore... et à droite. Ouf! Epuisés nous nous asseyons sur le seul banc qui est libre  et nous regardons passer les gens. Et les gens passent, et les gens passent...

      Assise, j'ai le bonheur de découvrir une petite affiche qui indique l'entrée de l'exposition de Pierre Soulages.  Nous étions le 2 janvier et je me suis dit que l'année allait être comme les précédentes, compliquée mais pleine d'espoir...

      Nous pénétrons enfin dans le salon carré, presque intimidés par ce qui était si bien caché depuis le début de notre entrée dans le musée. Les visiteurs sont moins nombreux. La salle montre des dessins et tableaux de différentes époques au brou de noix, à la peinture à l'huile, à l'acrylique ... Nous découvrons la lumière sur le noir des tableaux éclairés par de petits spots. Là encore, une lumière plus  naturelle aurait été si belle.
    L'exposition est assez petite, très peu d'explications. Nous nous asseyons à nouveau et je photographie après avoir découvert certains tableaux datant de fin 2019.

      Nous repartons ensuite en rencontrant les mêmes difficultés que pour l'aller:

le labyrinthe, 
les escaliers, 
les ascenseurs, 
la foule, 
les sapins qui clignotent, 
les boutiques du Carroussel...

   

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